Le noir est mon issue pour incarner l’absence, le trouble et la mémoire. La lumière dialogue avec cette obscurité, je réconcilie les dualités. Avec l’aphantasie*, je crée différentes formes depuis une perception abstraite. Intuitivement, je sculpte jusqu’à travailler le doute et l’ambiguïté avec l’anthropomorphisme. Je cherche à créer des atmosphères équivoques afin d’incarner l’absence et la présence.
J’utilise des draps comme des chairs. Ces drapés évoquent la mémoire d’une intimité individuelle et commune. Ils voilent parfois des structures leur donnant corps avec leur flux, l’eau et l’encre qui dessinent une temporalité écoulée. J’interroge la perception du temps et sa poésie sonore. Je démantèle des instruments de mesure pour jouer avec leurs concepts.

J’aspire à interroger le public sur une pensée dualiste occidentale afin de créer une harmonie entre deux pôles à travers la philosophie, la poésie et la neuroscience en jonglant entre abstraction et figuration.

*aphantasie : Incapacité totale à convoquer des images mentales. Absence d’imagination.

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